Noali ne remplace ni les psychologues, ni les psychiatres, ni les sober companions, ni les case managers, ni les interventionnistes, ni les groupes de parole : Noali est le lien entre les équipes, les rendez-vous, les groupes et les familles.
Le plan de crise conjoint (PCC)

Ton plan de crise, écrit à froid, avec les tiens

Une rechute ou une crise ne prévient pas, mais elle se prépare. Le plan de crise conjoint, c’est une page que tu écris quand ça va, avec tes proches et ton équipe, pour le jour où ça n’ira pas. Il dit ce qui t’aide, ce qui ne t’aide pas, qui appeler, et ce que tu autorises. Voici comment Noali le construit avec toi.

Les neuf parties du plan

Neuf questions, une page, écrite avant la tempête

Le plan de crise conjoint (PCC) vient de la psychiatrie du canton de Vaud, en Suisse, où il est un outil du rétablissement : un plan rédigé par la personne avec ceux qui seront là le jour J, plutôt qu’un formulaire rempli seul. Noali l’a adapté au rétablissement des addictions. Il part de ce qui va bien, pour que chacun sache reconnaître le moment où ça bascule, et il finit par ce que tu autorises et ce que tu veux qu’on dise, pour que personne n’ait à deviner à ta place.

Dans Noali, chaque ligne du plan est partagée séparément : ton équipe d’accompagnement peut voir tout le plan si tu le décides ; tes proches ne voient que les lignes que tu leur ouvres ; les lignes marquées « plus intime » restent chez toi par défaut. Tu peux couper un partage à tout moment.

1. Ce qui va bien : mon équilibre

À quoi ressemble ton quotidien quand tu vas bien : sommeil, rythme, envies, relations. C’est le repère de comparaison pour toi et pour les autres.

2. Ce qui peut me faire vaciller

Situations, dates, personnes, lieux : les déclencheurs. Les tiens, pas ceux des livres.

3. Mes signes quand ça ne va pas

Ce que tu ressens, et ce que ton entourage remarque avant toi : l’isolement, l’irritabilité, le « juste un ».

4. Ce qui m’aide

Par ordre de préférence, du plus doux au plus fort : marcher, écrire, un exercice précis, appeler quelqu’un, se mettre à l’abri.

5. Ce qui ne m’aide pas

Aussi important que le reste : ça évite les maladresses de bonne volonté. Les sermons, la surveillance, les bouteilles cachées.

6. Qui appeler, et dans quel ordre

Une personne de confiance, un proche, un membre de l’équipe, un professionnel, les urgences : nom, rôle, téléphone, et à quel moment.

7. Ce que j’autorise mes proches à faire

Si tu ne peux plus décider par toi-même sur le moment : appeler ton médecin, prévenir ta clinique, garder tes clés. Écrit à froid, ça change tout.

8. Traitement en cours et allergies

Utile aux secours et à l’équipe de soin. Reste privé, jamais partagé sans ton accord.

9. Ce que je veux qu’on dise

À tes enfants, ton employeur, ton entourage : tes souhaits de communication, pour que personne n’improvise.

Avec qui il est partagé

Ton équipe d’accompagnement (clinique, sober companion, coach) et tes proches (Noali Proches), chacun ligne par ligne, selon ce que tu coches. Un plan que personne n’a reçu ne sert à rien : Noali te le rappelle.

Ce que Noali ne fait pas
  • Un plan de crise ne remplace pas une prise en charge : si tu es en danger, appelle les urgences de ton pays maintenant.
  • Noali ne contacte personne à ta place et ne partage aucune ligne sans ta décision. Ce que tu autorises tes proches à faire, c’est toi qui l’écris.

Rechute : que faire le jour même

Une rechute n’est pas la fin du rétablissement, c’est une information. Le jour même : mets-toi en sécurité, ouvre ton plan, fais ce qui t’aide (partie 4), appelle la première personne de la partie 6. Le lendemain : note ce qui s’est passé avant (c’est souvent là que se cache un déclencheur ou un signe que tu n’avais pas listé), ajoute-le au plan, et reprends le programme là où tu l’as laissé.

Dans Noali, le compagnon connaît ton plan : si tu lui dis que ça va mal, il te le propose sans que tu aies à le chercher, et le bouton Urgence l’affiche depuis tous les écrans.

Pour les proches et les professionnels

Un plan conjoint se construit à plusieurs : la personne l’écrit, mais les proches et l’équipe l’aident à voir ses signes et à choisir ce qui aide. Dans Noali, ta clinique ou ton sober companion peut ouvrir le plan complet avec ton accord pour le rédiger avec toi pendant le séjour ; il l’emporte à la sortie, à jour, dans sa poche. Le proche, lui, reçoit sa partie : ce qu’il doit faire, ce qu’il ne doit pas faire, et ce qu’il est autorisé à faire le jour J.

Questions fréquentes

Quelle différence avec un « safety plan » classique ?

Le safety plan de Stanley et Brown se remplit seul, en six parties, centré sur la crise suicidaire. Le plan de crise conjoint se rédige avec l’entourage, part de ce qui va bien, ajoute ce qui n’aide pas, ce que tu autorises et ce que tu veux qu’on dise, et se partage ligne par ligne. Il sert aux addictions comme à la santé mentale.

Puis-je faire ce plan sans utiliser Noali ?

Oui. Les neuf parties ci-dessus tiennent sur une feuille. Noali ajoute le partage ligne par ligne, la version à jour chez chacun, le rappel par le compagnon et le bouton Urgence.

À quelle fréquence le mettre à jour ?

Après chaque moment difficile, et au moins une fois par saison. Tes déclencheurs et tes signes changent avec la vie ; ceux qui ont reçu le plan voient toujours la dernière version.

Commence aujourd’hui, gratuitement

Crée ton compte, réponds à quelques questions, et Noali construit avec toi tes quatre premières semaines.

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Pour aller plus loin
Page relue par Reb Brochet, coach certifié en rétablissement. Mise à jour le 2 novembre 2026.
Sources : CHUV, Département de psychiatrie, canton de Vaud (plan de crise conjoint) · NHS · Santé publique France